Dates du séminaire : les mardis 3 novembre, 1er décembre, 2 février, 1er mars, et 3 mai.
Heure : de 20 à 22h. Entrée libre et gratuite.
Lieu : Local de l’ACF : 16, RUE DEFACQZ, 1000 BRUXELLES.
Renseignements : Jean-Claude Encalado, jeanclaude.encalado@gmail.com ou 0497/230.696

Présentation du séminaire

Ces dernières années, je m’étais tourné vers les artistes. Chacune, chacun, m’avait appris sa façon de faire avec un radical défaut d’assise subjective, une angoisse face à l’Abîme, un excès de sensation dans le corps. Chacun m’a éclairé sur un élément de la structure du sujet, une structure à trous, que le génie du sujet — et là se trouve attestée sa causalité par liberté — vient à traiter.

Cette année, j’aimerais cerner le rapport des femmes au divin. Ces sujets, angoissés, égarés, coupables, indignes (sinon dignes de l’enfer), se voient sauvés par l’amour de Dieu, en s’unissant spirituellement à Lui. En effet, la figure centrale de la solution mystique, en Occident chrétien, c’est le Christ, l’amour du Christ : Il s’adresse à elle, Il lui parle, Il l’aime infiniment, depuis toujours, et chacune l’éprouve vivement dans le corps. Chacune est l’élue, l’épouse du Christ, même cet homme : saint Jean de la Croix. Cette union spirituelle répond à ce que Lacan a déduit de l’expérience psychanalytique : il n’y a pas de rapport sexuel. Là, il y a trou ; là, il y a invention du sujet.

Ce séminaire se fait à plusieurs. Nous nous appuierons sur les écrits de Hildegarde von Bingen, Hadwijch d’Anvers, Angèle de Foligno, sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix, Jeanne Guyon, Thérèse de Lisieux, Edith Stein, Marie de la Trinité, Véronique Lévy.

Il ne sera pas seulement question de la mystique chrétienne. Nous essaierons aussi de cerner ce qu’il en est de la mystique juive et arabe.

Enfin, certains exposés de l’année dernière poursuivront l’élaboration sur l’écriture féminine : Clarice Lispector (Léonce Boigelot), Barbara Pym (Marie-Claude Lacroix) et Doris Lessing (Myriam Saduis).

 

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