Mardi 3 mai, Marie-Claude Lacroix et Rachida Naimi interviendront sur la mystique arabo-musulmane.

Jusqu’à présent, nous nous sommes cantonnés à la mystique chrétienne, en suivant les mystiques que Lacan citait dans son séminaire  Encore  : Angèle de Foligno, sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix, etc. Et Marie Françoise Demunck nous a parlé de Jeanne Guyon, qui s’en distingue.

La mystique chrétienne, comme son nom l’indique, tourne autour du Christ, de l’incarnation du Dieu, en tant qu’il s’adresse à une femme, la choisit comme épouse, la lave de tout péché, l’élève à une jouissance jusque-là inconnue d’elle.

Cette invention spirituelle touche plusieurs points à la fois.

Le sujet est dans l’errance, se sent profondément pécheur, s’éprouve dans une immense solitude. L’amour du Christ en vient au moins à traiter ces trois points : elle en fait son partenaire amoureux, trouve enfin un point fixe, et se donne alors à elle-même une mission : faire part à d’autres de sa trouvaille, dans la joie et la certitude.

Mais pas toutes les mystiques ne ressemblent aux mystiques chrétiennes. Il y a la mystique juive, il y a la mystique arabo-musulmane, il y a aussi des mystiques sans figuration, dirais-je, n’appartenant à aucun courant religieux institué.

C’est précisément ce que nous allons aborder mardi 3 mai. Rue Defacqz, 16, à 20h.

Cordialement,

Jean-Claude Encalado

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